Réseau d’études transjuridiques, féministes et de genre – Olympe – Français

Site internet du réseau Olympe

Programme coordonné par les professeures L. Burgorgue-Larsen (Université Paris 1), Horatia Muir-Watt (Sciences Po Paris),  Hélène Ruiz Fabri (Université Paris 1) et E. Tourme Jouannet (Science Po Paris),

Chef de projet: Bérénice Schramm (IHEID | Graduate Institute, Genève, Suisse)

berenice.schramm@graduateinstitute.ch

CV Bérénice Schramm

Docteure en droit international de l’Institut de Hautes Etudes Internationales et de Développement de Genève (2014), elle a proposé dans sa thèse une épistémologie des interactions entre juge et fiction juridique, avec pour illustrations trois exemples dans la jurisprudence de la Cour internationale de Justice. Fascinée par les questions d’interprétation et de philosophie du droit et de son rapport au monde, elle souhaite à présent adopter une approche résolument féministe dans ses recherches, et promouvoir une théorie du droit plus humaniste.

Ce programme vise à promouvoir au plan francophone, dans une approche transdisciplinaire, les études féministes et de genre en droit international. Depuis plus de 40 ans, les études féministes, puis de genre, y compris LGBTQIA (1), et enfin queer, se sont constituées à la fois en véritable discipline académique et en posture épistémologique dans le monde anglophone. Formées à la croisée de la sociologie, de l’histoire, de la science politique ou encore de la philosophie politique et notamment marxiste, ces études n’ont que trop peu, eu égard à l’impact que la matière juridique a eu sur la question du genre dans nos sociétés, touché au droit avant les années 90, si ce n’est plus tardivement encore pour le monde non anglophone. En tant que produit post-éthique et force d’impulsion pré-éthique, le droit est par nature consécration et instrumentalisation des relations de genre comme rapport intersectionnel de pouvoir. En prendre connaissance exige dès lors une indispensable déconstruction/reconstruction, à la fois aux plans historique, théorique et pratique, du discours juridique, ici international.

Cette déconstruction/reconstruction ayant déjà été engagée avec profit dans le monde anglophone, le programme d’Etudes transjuridiques féministes et de genre aura ainsi pour objectifs :

1) de faire découvrir ces travaux au monde francophone, de les discuter de façon critique,  tout en  mobilisant la très riche tradition féministe francophone afin de développer de nouvelles études en ce domaine en droit international ;

2) de contribuer de façon active à une approche intégrée de la dimension de genre au plan normatif et institutionnel du droit international, approche qui a pour ambition de renforcer l’égalité sociale et économique des personnes quelle que soit leur identité de genre ou leur orientation sexuelle, tout en faisant du genre un élément explicite et incontournable du contenu des politiques internationales ;

3) mais aussi de s’interroger sur les dimensions globales de ce que l’on appelle désormais la gouvernance féministe, et d’identifier des solutions aux impasses que le « gender mainstreaming » a déjà engendrées ;

4) et, enfin, de bâtir une plateforme institutionnelle sur laquelle un réseau de chercheur-e-s, praticien-ne-s et autres professionnel-le-s intéressées par ces questions pourra s’appuyer en vue de contribuer à la mise en œuvre des objectifs susmentionnés.

Créé le 25 février 2014 à l’Université Paris 1, le réseau Olympe, dénommé ainsi en hommage à Olympe de Gouges, une des premières féministes françaises, regroupe les participant-e-s à ce projet :

-Aoust Oriane-Jill (Université Paris 1, France et North West Univ., Afr. du Sud)
-Apostolidis Charalambos (Université de Dijon, France)
-Betencur Laura (Université de Bogotá, Colombie)
-Burgorgue Larsen Laurence (Université Paris 1, France)
-Bosco Livia (Barreau de Rio de Janeiro, Brésil)
-Botoko Catherine (Université Paris 1, France)
-Brejon Aude (Université Paris 2, France)
-Caffa Edwina (Université Paris 1, France)
-Chagnon Rachel (UQAM, Canada)
-Charlesworth Hilary (National University of Sidney, Australie)
-Christakis Théodore (Université de Grenoble, France)
-Choron Juliette (CIDFF, France)
-Coelho José Manuel (Université Paris 1, France)
-Corten Olivier (ULB, Belgique)
-Coulée Frédérique (Université d’Evry Val d’Essonne, France)
-D’Aoust Anne Marie (Université du Québec à Montréal, Canada)
-Delcourt Barbara (ULB, Belgique)
-De Caunes Cécile (Sciences Po Paris, France)
-Desrutins Jennie (France)
-Erpelding Michel, (Université Paris 1, France)
-Fouchard, Isabelle (CNRS, France)
-Gallié (Université du Québec à Montréal, Canada)
-Gaurier Dominique (Université de Nantes, France)
-Gralhien Aline (Lincoln Associates, France)
-Graure Catalin (Université de Bucarest, Roumanie)
-Hennebel Ludovic (Université libre de Bruxelles, Belgique)
-Hennette Vauchez Stéphanie (Université Paris 10, France)
-Hererra Carlos Miguel (Université Cergy Pontoise, France)
-Isailovic Ivana (ULB, Belgique)
-Kevonian Dzovinar (Université Paris 1, France)
-Kiki Lydie (Université de Cocody, Côte d’Ivoire)
-Kilvicim Zeynep (Université d’Istanbul, Turquie)
-Koffi Anne Marie (Université de Cocody, Côte d’Ivoire)
-Krari-Laya Chehrazad (Université Paris 1, France)
-Kridis Noura (Université de Tunis, Tunisie)
-Lagerwall Anne (ULB, Belgique)
-Latissa Kamaya (Université de Colombo, Sri Lanka)
-Lorite Escorihuela Alexandre (Université américaine du Caire, Egypte)
-Marceau Gabrielle (OMC, Canada)
-Martineau Anne Charlotte (Université d’Helsinki, Finlande)
-Mégret, Frédéric (Université de McGill, Canada)
-Motoc, Iulia (Université de Bucarest, Roumanie)
-Moschel Mathias (Projet REGINE, France)
-Muir Watt Horatia (Sciences Po Paris, France)
-Munoz Rodriguez Carmen (Universidad de Jaén, Espagne)
-Orford Anne (Université de Melbourne, Australie)
-Otomo Yuriko (SOAS, Londres, UK)
-Raisz Aniko (Université de Miskolck, Hongrie)
-Roman Diane (Université de Tours, France)
-Ruiz-Fabri Hélène (Université Paris 1, France)
-Salwa Mohamed Salwa (Mission permanente NU, Tchad)
-Saris Anne (Université du Québec à Montréal, Canada)
-Schramm Bérénice (IHEID | Graduate Institute, Genève, Suisse)
-Sorel Jean-Marc (Université Paris 1, France)
-Staiano Fulvia (European University Institute of Florence, Italie)
-Stirn Nora (Université Paris 1, France et Université de Washington, USA)
-Tabau Anne-Sophie (Université Paris 13, France)
-Tallgren Immi (Université de Helsinki, Finlande)
-Taxil Bérangère (Université d’Angers, France)
-Tigroudja Hélène (Université d’Aix-Marseille, France)
-Torres Camprubi, Alexandra (Nansen Institute, Norvège)
-Tourme Jouannet Emmanuelle (Science Po Paris, France)
-Tremblay Christine (Université de Leiden, Pays Bas)
-Treuvey Etienne( Université Paris 1, France)
-Virgili Fabrice, (CNRS, France)
-Zénaïde Jorges Mara (Université Paris 1, France)

(1) L’acronyme, d’origine anglophone, correspond aux initiales des termes relatif à diverses orientations et identités sexuelles suivants : lesbien, gay, bi, transsexuel ou transgenre, queer ou « questioning », intersexe, et asexuel ou allié.

Publicités